Un os qui n’a pas eu le temps de s’adapter
L’os se remodèle en permanence en réponse à la charge. Quand les impacts s’accumulent plus vite que la reconstruction, une fissure microscopique apparaît, puis s’étend. C’est la fracture de fatigue, ou fracture de stress.
Elle touche surtout le tibia, les métatarsiens, le calcanéum, plus rarement le col fémoral, le sacrum ou la branche pubienne. Ces trois dernières localisations sont dites à risque : elles imposent une prise en charge stricte et rapide.
Au-delà de la charge, l’énergie disponible compte énormément. Une alimentation insuffisante par rapport à la dépense, des règles absentes ou irrégulières, une densité osseuse basse : ce sont des facteurs majeurs, souvent négligés.
Confirmer vite, sans perdre de temps
La radiographie est souvent normale les premières semaines. Devant une suspicion, l’IRM est l’examen de référence.
Progression du volume, changement de surface ou de chaussures, reprise après arrêt, cumul de compétitions.
Palpation osseuse, tests d’appui monopodal et de saut, recherche d’une douleur reproductible au même point.
Décharger, puis recharger
Le principe est simple : retirer la contrainte le temps de la consolidation, maintenir la condition physique, puis remonter la charge par paliers.
Arrêt des impacts, avec parfois des béquilles ou une botte selon la localisation. Les sites à risque, comme le col fémoral ou le sacrum, imposent une prudence particulière et un avis spécialisé.
Vélo, natation, renforcement sans impact, travail du haut du corps. On corrige en même temps les causes : apports alimentaires, sommeil, planification de la charge.
Quand consulter sans attendre
Une suspicion de fracture de fatigue est en soi un motif de consultation rapide.
Une douleur osseuse ponctuelle, qui persiste à la marche ou au repos.
Une douleur d’aine ou de hanche à l’appui chez un coureur : le col fémoral impose un avis urgent.
Une douleur osseuse qui s’aggrave ?
Consultation rapide et orientation vers l’imagerie au cabinet Mugitu, Biarritz.
Questions fréquentes
Combien de temps d’arrêt des impacts ?
Six à huit semaines en moyenne pour un site à faible risque, davantage pour le col fémoral ou le sacrum. La reprise se valide cliniquement.
Une radio suffit-elle ?
Souvent non : elle est normale les premières semaines. L’IRM est l’examen de référence en cas de suspicion.
Puis-je continuer le vélo ou la natation ?
Oui dans la plupart des cas, tant qu’il n’y a pas de douleur. C’est même recommandé pour garder la condition.
Pourquoi j’en fais plusieurs ?
Cela oriente vers un déficit énergétique, un problème hormonal ou une densité osseuse basse. Un bilan complet s’impose.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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