6 à 12
semaines pour une forme récente
3 à 6
mois pour une forme installée
1 sur 2
coureurs concernés au cours de leur vie sportive
Un tendon dépassé, pas un tendon enflammé
La tendinopathie d’Achille apparaît quand la charge demandée au tendon dépasse, semaine après semaine, sa capacité à s’adapter. Le terme « tendinite » est trompeur : il s’agit d’un remaniement du tissu, pas d’une inflammation classique. C’est pour cela que le repos seul soulage sans réparer.
On distingue deux localisations, qui ne se traitent pas tout à fait pareil : la forme corporéale, deux à six centimètres au-dessus du talon, et la forme d’insertion, au contact de l’os, plus sensible aux étirements et aux montées.
Les déclencheurs qu’on retrouve le plus souvent en consultation : une augmentation brutale du volume ou du dénivelé, un changement de chaussures, une reprise après coupure, du travail en côte, une raideur de cheville ou un mollet faible.
Comment on pose le diagnostic
Une consultation de trente à quarante-cinq minutes suffit dans la grande majorité des cas. L’imagerie n’arrive qu’en cas de doute.
Volume des dernières semaines, dénivelé, chaussures, sommeil, coupures. C’est là que se trouve presque toujours la cause.
Palpation localisée, mobilité de la cheville, test de montée sur pointe unipodale, recherche d’une cause différente.
Trois phases, une seule logique : recharger
Le renforcement du triceps sural est le traitement de référence. Tout le reste — talonnette, massage, ondes de choc — accompagne, mais ne remplace pas.
On réduit ce qui pique — côtes, fractionné, gros volumes — sans supprimer la course si elle reste sous le seuil de douleur toléré. On installe le travail isométrique du mollet, qui apaise souvent la douleur dès les premières séances.
Renforcement lourd et lent, genou tendu puis genou fléchi, trois séances par semaine. La charge augmente quand la douleur du lendemain matin reste stable. C’est la phase la plus longue et la plus décisive : elle demande de la régularité plus que de l’intensité.
Quand consulter sans attendre
Ces situations sortent du cadre de la tendinopathie et demandent un avis médical rapide.
Une douleur brutale en pleine foulée, avec sensation de coup de fouet ou de claquement.
L’impossibilité de monter sur la pointe du pied ou de marcher normalement.
Une douleur d’Achille qui traîne ?
Consultation au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz. Bilan, plan de charge et suivi chiffré dès la première séance.
Un cas concret
Un trailer de 38 ans, 60 km par semaine, vient pour une douleur du tendon depuis quatre mois. Il avait arrêté six semaines : la douleur était revenue au troisième footing. On a repris à trois séances de mollets par semaine et 30 % de volume en moins pendant un mois. Retour à son volume complet en onze semaines.
L'exercice
Excentrique de mollet sur marche
Trois séries de quinze descentes lentes (trois secondes), une jambe, tous les deux jours. Une gêne pendant l’exercice est acceptable si elle a disparu le lendemain matin.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une tendinopathie d’Achille ?
Une forme récente s’améliore souvent en six à douze semaines de renforcement progressif. Une forme installée depuis plusieurs mois demande généralement trois à six mois de travail régulier.
Faut-il arrêter complètement de courir ?
Rarement. On ajuste le volume et l’intensité pour rester sous le seuil douloureux plutôt que d’arrêter, car le repos complet fragilise le tendon.
Une échographie est-elle nécessaire ?
Le diagnostic est clinique. L’imagerie sert surtout à écarter une rupture partielle ou une autre cause quand l’évolution ne suit pas.
Les semelles ou les talonnettes soignent-elles le tendon ?
Elles peuvent soulager pendant la phase douloureuse, mais elles ne remplacent pas le renforcement, qui reste le traitement de fond.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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