Un tendon sous-préparé, pas un coude usé
L’épicondylite, ou tennis elbow, est une tendinopathie des muscles extenseurs du poignet, à leur insertion sur la face externe du coude. Elle concerne autant les joueurs de raquette et de pelote que les métiers manuels et le travail sur clavier.
Comme pour les autres tendons, le mécanisme est un décalage entre la charge demandée et la capacité du tissu. Le mot en -ite est trompeur : il n’y a généralement pas d’inflammation à combattre, mais une capacité à reconstruire.
Le pronostic est bon, mais la patience est de mise : la plupart des épicondylites mettent trois à six mois à passer, et les récidives viennent des reprises trop rapides.
Confirmer, et écarter le reste
Le diagnostic est clinique. L’enjeu est surtout d’éliminer une origine cervicale ou une atteinte nerveuse, fréquemment confondues.
Sport de raquette, pelote, bricolage, travail répétitif, changement récent de matériel ou de charge.
Palpation de l’épicondyle, tests d’extension résistée du poignet et du majeur.
Charger le tendon, progressivement
Le renforcement progressif des extenseurs du poignet est le traitement de fond. Les gestes passifs soulagent, mais ne suffisent jamais seuls.
Adaptation temporaire des gestes provoquants, isométries d’extension du poignet, éventuellement une bracelet épicondylien pour les tâches obligatoires.
Renforcement excentrique et lourd-lent des extenseurs, puis de toute la chaîne épaule-scapula, très souvent déficitaire. Trois séances par semaine, sur plusieurs mois.
Un coude qui gêne à chaque geste ?
Bilan et programme de renforcement au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Questions fréquentes
Combien de temps ça dure ?
Trois à six mois en moyenne avec un renforcement régulier. Les formes anciennes peuvent demander davantage.
Faut-il arrêter le sport ou le travail ?
On adapte plutôt qu’on arrête : réduire les gestes les plus provoquants tout en continuant à charger le tendon en séance.
Le bracelet épicondylien est-il utile ?
Il soulage certains gestes obligatoires à court terme. Ce n’est pas un traitement, plutôt une béquille temporaire.
Et l’infiltration ?
Elle soulage vite mais expose à plus de récidives à un an. Elle se discute au cas par cas, jamais comme première réponse.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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