5 analyses de foulée à gagnerJe participe →
Mugitu
Prendre rendez-vous ↗
Le centreNos soinsTesting du sportifLa Mugi TeamLe Mugi KlubActualitésMon espaceContactPrendre rendez-vous ↗

Pathologie · coude

Épicondylite : pourquoi le repos seul ne suffit pas

Prendre rendez-vous ↗
Sur cette page Comprendre Le diagnostic Le traitement Ce que dit la science Quand consulter vite FAQ

Comprendre

Un tendon qui manque de capacité

L’épicondylite, ou tennis elbow, est une tendinopathie des muscles extenseurs du poignet, à leur insertion sur la face externe du coude. Elle concerne autant les joueurs de raquette et de pelote que les métiers manuels et le travail sur clavier.

Comme pour les autres tendons, le mécanisme est un décalage entre la charge demandée et la capacité du tissu. Le suffixe -ite trompe : les études décrivent surtout un tendon en remaniement, avec peu d’inflammation. Le traitement cherche donc à reconstruire sa capacité.

Le pronostic est bon. À un an, la plupart des personnes vont mieux, qu’elles aient suivi une kinésithérapie ou simplement attendu. Il faut de la patience : au cabinet, on compte souvent trois à six mois, et les récidives que l’on voit suivent en général une reprise trop rapide.

Les signes qui parlent

Une douleur externe du coude à la poignée de main ou en tenant une tasse.

Elle augmente en extension du poignet contre résistance.

Un point douloureux précis sur l’épicondyle latéral.

Une perte de force de préhension, souvent nette au dynamomètre.

Au cabinet

Confirmer, et écarter le reste

Le diagnostic est clinique. L’enjeu est surtout d’éliminer une origine cervicale ou une atteinte nerveuse.

1

L’histoire des gestes

Sport de raquette, pelote, bricolage, travail répétitif, changement récent de matériel ou de charge.

2

L’examen du coude

Palpation de l’épicondyle, tests d’extension résistée du poignet et du majeur.

3

Le contrôle cervical et nerveux

Rachis cervical, trajet du nerf radial : deux causes de douleur externe du coude à ne pas manquer.

4

La force de préhension

Mesure au dynamomètre, comparée au côté sain. Elle sert de référence pour suivre les progrès.

Le traitement

Charger le tendon, progressivement

Le renforcement progressif des extenseurs du poignet aide surtout les premières semaines : dans un essai, la kinésithérapie faisait mieux que l’attente à six semaines, puis les deux groupes se rejoignaient à un an. Face aux traitements passifs, l’exercice garde un bénéfice, modeste. Les gestes passifs soulagent, sans suffire seuls.

Phase 1 · 1 à 3 semaines

Calmer

Adaptation temporaire des gestes provoquants, isométries d’extension du poignet, éventuellement un bracelet épicondylien pour les tâches obligatoires.

IsométrieAdaptation des gestesBracelet

Phase 2 · 3 à 12 semaines

Renforcer

Renforcement excentrique et lourd-lent des extenseurs, puis de la chaîne épaule-omoplate quand l’examen y trouve un déficit. Trois séances par semaine, puis un entretien au-delà.

ExcentriqueChaîne scapulairePréhension

Phase 3 · dès 8 semaines

Retour aux gestes

Reprise progressive du sport ou du travail manuel, avec vérification du matériel : taille de manche, tension de cordage, poste de travail.

MatérielReprise graduéeEntretien

Quand la douleur résiste au-delà de six mois de renforcement bien conduit, d’autres options se discutent : voir la mésothérapie, le dry needling ou les infiltrations.

Ce que dit la science

Sur quoi repose cette prise en charge

Bisset et al. · BMJ 2006

L’infiltration de corticoïdes soulage le plus à six semaines, mais la plupart des améliorations rechutent ensuite. À un an, kinésithérapie et simple attente donnent des résultats comparables.

Essai randomisé, trois bras, 198 personnes.

Coombes et al. · JAMA 2013

Comparée à une injection placebo, l’infiltration de corticoïdes donne moins de guérisons à un an (83 % contre 96 %) et beaucoup plus de récidives (54 % contre 12 %).

Essai randomisé contrôlé.

Karanasios et al. · BJSM 2021

L’exercice fait mieux que les traitements passifs, mais l’effet reste modeste et le niveau de preuve faible.

Méta-analyse de 30 essais, 2 123 personnes.

Quand consulter sans attendre

Ces signes évoquent une autre origine que le tendon.

Des fourmillements ou une perte de force dans la main.

Une douleur qui descend du cou vers le bras.

Un coude gonflé, chaud et rouge, ou de la fièvre.

Une douleur apparue brutalement après un traumatisme.

Un blocage du coude ou une perte d’extension.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en consultation

Combien de temps ça dure ?

Souvent quelques mois. Dans un essai, sans infiltration de corticoïdes, la grande majorité des personnes allait nettement mieux à six mois, et presque toutes à un an. Les formes anciennes peuvent demander davantage.

Faut-il arrêter le sport ou le travail ?

On adapte plutôt qu’on arrête : réduire les gestes les plus provoquants tout en continuant à charger le tendon en séance.

Le bracelet épicondylien est-il utile ?

Il soulage certains gestes obligatoires à court terme. Ce n’est pas un traitement, plutôt une béquille temporaire.

Et l’infiltration ?

Elle soulage vite mais expose à plus de récidives à un an. Elle se discute au cas par cas, jamais comme première réponse.

Lucas Bengoechea, Ostéopathe D.O. du sport

Écrit et validé par

Lucas Bengoechea

Ostéopathe D.O. du sport

Voir sa fiche →

Relu par le Dr Basile Carcassonne, médecin du sport, pour les options médicales et le diagnostic différentiel.

Dernière mise à jour : 28 août 2026 · prochaine revue : février 2027.

Cette page a une visée d’information. Elle ne remplace pas une consultation.

À lire ensuite

Pelote basque

Main, poignet et coude du pelotari.

Dry needling

Une option d’appoint sur les tensions musculaires.

Mésothérapie

Micro-injections locales sur les formes qui traînent.

Ostéopathie du sport

Coude, épaule et rachis cervical.

Un coude qui gêne à chaque geste ?

Bilan et programme de renforcement au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.

Prendre rendez-vous ↗