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Par sport · surf

Surf : soigner et préparer les corps qui rament

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Sur cette page Comprendre Les blessures typiques Notre accompagnement Ce que dit la science Quand consulter FAQ

Comprendre

Beaucoup de rame, peu de vagues

Une session type, c’est environ la moitié du temps à ramer, un peu de take-off et quelques secondes debout. Le corps du surfeur se construit donc autour d’une épaule très sollicitée en position haute, d’un rachis lombaire en extension prolongée, et de jambes qui encaissent des appuis explosifs mais rares.

À cela s’ajoute une saisonnalité brutale : quand la houle arrive, la densité de sessions explose en quelques jours. Au cabinet, la blessure vient rarement du geste lui-même. On la voit surtout après ces pics de charge, sur un corps qui n’y était pas préparé.

L’eau froide, les longues attentes et le travail à côté complètent le tableau. Un suivi qui ignore ces réalités passe à côté de la cause.

Ce qu’on regarde d’abord

Le nombre de sessions par semaine et leur durée réelle.

La mobilité thoracique et la force de rotation d’épaule.

La tolérance du rachis lombaire à l’extension.

Ce qui est fait à terre, ou pas, entre les sessions.

Ce qu’on voit le plus

Les blessures typiques du surf

Quatre motifs représentent l’essentiel des consultations de surfeurs au cabinet.

1

Épaule de rame

Tendinopathie de la coiffe, liée au volume de rame et à un déficit de rotation externe. C’est le motif qu’on voit le plus.

2

Lombalgie d’extension

Douleur basse liée à la position de rame prolongée et à une faiblesse du tronc et des fessiers.

3

Genou au take-off

Douleur fémoro-patellaire ou entorse, sur des appuis explosifs mal préparés.

4

Cervicalgies et traumatismes

Cou en hyperextension, chocs avec la planche, entorses de cheville sur les réceptions.

Notre accompagnement

Trois moments dans la saison

Nous travaillons avec les surfeurs sur l’année plutôt que sur l’épisode douloureux.

Avant la saison de houle

Préparer l’épaule

Bilan de mobilité et de force, programme de renforcement de la coiffe et du tronc, deux séances par semaine. C’est le moment où l’on gagne le plus.

BilanCoiffeTronc

Pendant la saison

Encaisser les pics

Suivi ostéopathique et kiné à la demande, ajustement du volume de sessions, entretien du renforcement même quand la houle est bonne.

OstéopathieEntretienGestion du volume

Après une blessure

Revenir à l’eau

Rééducation progressive puis reprise graduée : sessions courtes, spots calmes, planche plus volumineuse au début, jusqu’au retour au niveau habituel.

RééducationReprise graduéeTesting

Voir aussi l’épaule du surfeur et la lombalgie du sportif, les deux pages les plus consultées par les surfeurs.

Ce que dit la science

Ce que montrent les données sur le surf

Remnant et al. · J Sci Med Sport · 2020

Les blessures d’installation progressive touchent surtout l’épaule, le bas du dos et le cou. La rame prolongée en est la cause la plus citée, pour 40 % d’entre elles.

Enquête auprès de 1 473 personnes qui surfent, en Nouvelle-Zélande.

McArthur et al. · Sports (Basel) · 2020

Les traumatismes aigus viennent le plus souvent d’un choc avec sa propre planche. La tête, le visage et le cou dominent dans les données hospitalières, les membres inférieurs dans les enquêtes.

Revue systématique sur les blessures aiguës du surf.

Gabbett · Br J Sports Med · 2016

Une hausse rapide et excessive de la charge d’entraînement serait à l’origine d’une grande part des blessures sans contact des tissus mous.

Article de synthèse sur le ratio charge aiguë / charge chronique.

Quand consulter rapidement

Certaines situations après une session ne s’attendent pas.

Un choc à la tête avec perte de connaissance, confusion ou vomissements.

Une épaule qui reste bloquée ou déformée après une chute.

Une plaie profonde, notamment par un aileron.

Une gêne respiratoire ou une douleur thoracique après un wipeout violent.

Une douleur de cheville avec impossibilité d’appui.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en consultation

Faut-il faire de la musculation pour surfer ?

On propose deux séances courtes par semaine, centrées sur la coiffe, le tirage et le tronc. Chez les personnes que nous suivons, c’est ce qui change le plus la tolérance à la rame.

Je surfe seulement en vacances, je dois me préparer ?

C’est justement le profil le plus exposé : quatre à six semaines de renforcement avant un séjour intensif suffisent à réduire les ennuis.

L’ostéopathie suffit-elle ?

Elle soulage et facilite la remise en mouvement, mais elle se combine au renforcement pour tenir dans la durée.

Quand reprendre après une blessure d’épaule ?

Quand la force de rotation est revenue et que la rame est indolore sur une session courte. On remonte ensuite le volume par paliers.

Lucas Bengoechea, Ostéopathe D.O. du sport

Écrit et validé par

Lucas Bengoechea

Ostéopathe D.O. du sport

Voir sa fiche →

Relu par Jean-Baptiste Colombié, kinésithérapeute du sport, pour la partie préparation physique.

Dernière mise à jour : 28 août 2026 · prochaine revue : février 2027.

Cette page a une visée d’information. Elle ne remplace pas une consultation.

À lire ensuite

Épaule du surfeur

Le motif qu’on voit le plus au cabinet.

Lombalgie du sportif

Le dos en position de rame.

Préparation physique

Renforcement à terre entre les sessions.

Ostéopathie du sport

Mobilité thoracique et récupération.

Testing du sportif

Chiffrer la force et les écarts entre les deux côtés.

Surfeur à Biarritz ?

Bilan, soin et préparation à la saison de houle au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber.

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