Une lame fibreuse débordée
L’aponévrose plantaire est une lame fibreuse tendue sous le pied, du talon aux orteils. Elle encaisse la charge à chaque appui. Quand la sollicitation augmente plus vite que sa capacité d’adaptation, elle devient douloureuse à son insertion sur le calcanéum.
On parle souvent d’épine calcanéenne à cause de la radiographie. Cette petite excroissance osseuse est très fréquente chez des personnes sans douleur : elle est un témoin, pas la cause. La retirer ne règle rien.
Les facteurs habituels : reprise de course, augmentation du dénivelé, station debout prolongée, changement de chaussures, mollet raide, prise de poids récente.
Un diagnostic clinique
L’histoire et la palpation suffisent presque toujours. L’imagerie ne sert qu’à écarter les autres causes de douleur de talon.
Kilométrage, terrain, chaussures, métier debout, poids, ancienneté de la douleur.
Palpation de l’insertion, mise en tension de l’aponévrose, mobilité de la cheville et du gros orteil.
Charger le pied, étirer le mollet, gérer la charge
Aucune solution miracle : c’est l’association d’un renforcement progressif, d’un travail du mollet et d’une gestion de la charge qui fait la différence, sur plusieurs mois.
Réduction temporaire de la course et de la station debout prolongée, travail de mobilité du mollet, éventuellement une talonnette ou une semelle de confort. Auto-massage plantaire avant le lever.
Renforcement lourd et lent du triceps et de l’aponévrose, orteils surélevés, tous les deux jours. C’est le protocole le mieux documenté et il demande de la constance.
Quand consulter sans attendre
Une douleur de talon apparue brutalement après un saut ou une chute.
Une douleur qui empire à chaque appui, jour après jour, sans accalmie matinale.
Des douleurs articulaires multiples associées, notamment le matin.
Un talon qui vous réveille chaque matin ?
Bilan du pied et programme de renforcement au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Questions fréquentes
Combien de temps ça dure ?
Souvent trois à six mois, parfois davantage. La douleur diminue progressivement, avec des hauts et des bas normaux.
Faut-il des semelles ?
Elles soulagent souvent pendant la phase douloureuse et facilitent la reprise. Elles ne remplacent pas le renforcement.
Peut-on continuer à courir ?
En volume réduit, si la douleur reste modérée et revient à la normale le lendemain. Sinon on bascule temporairement sur vélo ou natation.
Une infiltration est-elle utile ?
Elle peut soulager à court terme dans certaines situations, mais elle ne traite pas la cause et se discute au cas par cas avec le médecin.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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