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Pathologie · genou

Syndrome rotulien : pourquoi le genou du coureur fait mal

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Sur cette page Comprendre Le diagnostic Le traitement Ce que dit la science Quand consulter vite FAQ

Comprendre

Un problème de charge, pas de rotule mal placée

Le syndrome fémoro-patellaire désigne une douleur à l’avant du genou, autour ou sous la rotule, sans lésion visible. Longtemps expliqué par un « mauvais alignement » de la rotule, il est aujourd’hui compris comme un déséquilibre entre ce qu’on demande à l’articulation et ce qu’elle sait encaisser.

Les facteurs qu’on retrouve le plus souvent : une hausse rapide du volume ou du dénivelé négatif, un quadriceps et des fessiers sous-développés par rapport à la charge, une cadence de course basse, ou une reprise après plusieurs semaines d’arrêt.

Bonne nouvelle : c’est une douleur qui ne détruit rien. Le cartilage n’est pas « usé » et le pronostic est bon, à condition de traiter la cause plutôt que le symptôme.

Les signes qui parlent

Une douleur en descente d’escalier ou de sentier, plus qu’en montée.

Le « signe du cinéma » : gêne après une longue position assise, genou plié.

Une douleur diffuse, difficile à montrer du doigt, autour de la rotule.

Des craquements ou des sensations d’accrochage, souvent sans gravité.

Au cabinet

Comment on pose le diagnostic

Le diagnostic est clinique. L’imagerie n’a d’intérêt qu’en cas de blocage, de gonflement important ou de traumatisme.

1

L’histoire de la charge

Kilométrage, dénivelé, changement de terrain ou de chaussures, reprise. La cause est presque toujours là.

2

L’examen du genou

Localisation de la douleur, mobilité, tests de compression fémoro-patellaire, recherche d’un épanchement.

3

Le contrôle en charge

Squat unipodal, descente de marche : on regarde le genou rentrer en dedans et le bassin s’affaisser.

4

Une mesure de départ

Force du quadriceps et des abducteurs au dynamomètre, échelle de douleur. Le chiffre initial sert de référence.

Le traitement

Renforcer la hanche autant que le genou

Le traitement de référence associe renforcement du quadriceps, travail des fessiers et ajustement de la charge d’entraînement. La rééducation dure typiquement six à douze semaines.

Phase 1 · 1 à 3 semaines

Faire baisser l’irritabilité

On réduit ce qui provoque la douleur — descentes, escaliers, longues sorties — sans arrêter l’activité. Le travail isométrique du quadriceps est bien toléré et soulage souvent dès la première semaine.

IsométrieAjustement de chargeCadence de course

Phase 2 · 3 à 10 semaines

Reconstruire la force

Renforcement progressif du quadriceps sur amplitude tolérée, puis travail des abducteurs et rotateurs de hanche. Deux à trois séances par semaine, avec une charge qui augmente tant que la douleur du lendemain reste stable.

QuadricepsFessiersContrôle moteur

Phase 3 · dès 6 semaines

Revenir à la course

Reprise sur terrain plat, allure facile, volume rendu progressivement. Une cadence légèrement plus élevée réduit la charge au genou et facilite souvent la reprise. Le dénivelé négatif revient en dernier.

Retour à la courseCadencePliométrie

Une analyse de foulée aide à identifier ce qui a déclenché la blessure : voir La Clinique du Coureur®. Des semelles peuvent soulager transitoirement — voir la podologie du sport.

Ce que dit la science

Sur quoi repose cette prise en charge

Consensus international · 2016

Le renforcement combiné hanche et genou soulage mieux la douleur que le travail du genou seul.

Manchester Patellofemoral Pain Consensus.

Br J Sports Med · 2015

Aucune preuve solide ne soutient l’idée d’un mauvais alignement rotulien à corriger ; la charge est le facteur central.

Revues sur les facteurs de risque fémoro-patellaires.

Med Sci Sports Exerc · 2011

Augmenter la cadence d’environ 10 % réduit nettement les charges au genou pendant la course.

Heiderscheit et al.

Quand consulter sans attendre

Ces signes évoquent autre chose qu’un syndrome rotulien.

Un genou qui gonfle rapidement après un traumatisme ou une torsion.

Un blocage du genou, ou une sensation qu’il se dérobe.

Une douleur nocturne permanente, une fièvre ou une rougeur chaude.

Une douleur très localisée sur l’os, qui empire à chaque appui.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en consultation

Puis-je continuer à courir ?

Le plus souvent oui, en réduisant le volume, en évitant les descentes et en restant sous un seuil de douleur acceptable qui disparaît dans les 24 heures.

Faut-il une radio ou une IRM ?

Pas en première intention. L’imagerie ne montre généralement rien et n’oriente pas le traitement, sauf traumatisme ou blocage.

Combien de temps pour aller mieux ?

Six à douze semaines dans la majorité des cas, avec un renforcement régulier. Les formes anciennes demandent plus de patience.

Le vélo est-il autorisé ?

Souvent oui, en réglant la selle un peu haute et en évitant les gros braquets et les montées longues au début.

Jean-Baptiste Colombié, Kinésithérapeute du sport

Écrit et validé par

Jean-Baptiste Colombié

Kinésithérapeute du sport

Voir sa fiche →

Relu par le Dr Basile Carcassonne, médecin du sport, pour la partie diagnostic différentiel.

Dernière mise à jour : 28 août 2026 · prochaine revue : février 2027.

Cette page a une visée d’information. Elle ne remplace pas une consultation.

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Bilan, plan de renforcement et suivi chiffré au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.

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